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Programme sur l’usage et les dépendances aux substances (PUDS)
Santé Canada — Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances
Est-ce pour vous ?
Oui, si…
- Vous êtes un organisme canadien à but non lucratif en santé, un organisme de santé communautaire ou un organisme de bienfaisance enregistré.
- Votre travail touche la prévention de l’usage de substances, la réduction des méfaits, le traitement ou le rétablissement.
- Vous pouvez porter un projet à l’échelle communautaire, régionale ou nationale, sur plusieurs années.
- Vous êtes prêts à faire autoriser votre démarche par le gouvernement du Québec avant de déposer à Ottawa.
Non, si…
- Vous êtes une entreprise à but lucratif, un particulier ou une société d’État fédérale : ces demandeurs sont exclus, même s’ils peuvent figurer comme partenaires d’un projet.
- Vous cherchez un soutien à la mission : le programme finance des projets à durée limitée.
- Vous avez besoin d’argent cette année : aucun appel n’est ouvert et aucune date n’est annoncée.
- Vous ne pouvez pas documenter vos dépenses en continu, comme l’exige une entente de contribution.
Le vrai enjeu
Parce qu’au Québec, le chemin n’est pas direct. Santé Canada écrit noir sur blanc que les fonds du programme sont gérés pour le Québec par le ministère de la Santé et des Services sociaux, et que toute demande doit obtenir l’autorisation écrite du ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne. Un organisme québécois qui prépare son dossier comme un organisme ontarien perd des semaines — ou dépose un dossier irrecevable. La bonne question n’est donc pas « sommes-nous admissibles ? », mais « avons-nous enclenché l’autorisation québécoise assez tôt ? ». Cette démarche se prépare pendant que le programme est fermé, pas dans les trois semaines d’un appel.
Ce qu’il faut préparer
- Le contact avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, qui gère l’enveloppe québécoise du programme, et le repérage de la bonne direction selon votre champ d’intervention.
- La demande d’autorisation écrite auprès du ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne : c’est une démarche gouvernementale, avec ses propres délais.
- Un projet construit sur des données probantes, avec des résultats mesurables et un plan d’évaluation — le programme finance l’innovation éprouvée, pas l’intention.
- La place réelle accordée aux personnes ayant une expérience concrète de la consommation : le dernier appel en faisait une priorité à part entière, pas une ligne de bonnes intentions.
- Une capacité administrative compatible avec une entente de contribution : suivi des dépenses, rapports d’étape, pièces justificatives.
Point de vigilance : l’autorisation du gouvernement du Québec n’est pas une formalité de fin de parcours. Un organisme québécois qui lit la page fédérale, se reconnaît admissible et prépare son dossier sans enclencher cette étape arrive au dépôt sans la pièce qui conditionne tout le reste. Inscrivez-la au calendrier dès que le prochain appel est annoncé — idéalement avant.
Ce que ça change pour vous
Vous savez maintenant que ce programme ne se joue pas à Ottawa pour un organisme québécois, mais d’abord à Québec. Vous savez aussi qu’il est fermé : aucune urgence, donc tout le temps de bâtir la relation avec le ministère de la Santé et des Services sociaux et de solidifier votre démonstration. Les organismes qui décrochent ce type de financement ne sont presque jamais ceux qui découvrent l’appel à son ouverture.
Pour aller plus loin
Statut : fermé — aucun appel de propositions ouvert, aucune date annoncée pour le prochain. Le guichet de renseignements du programme demeure actif. Source : canada.ca, pages « Programme sur l’usage et les dépendances aux substances » et « Financement sous forme de contribution », lues en anti-cache et vérifiées le 27 octobre 2026 (pages modifiées le 23 mai 2024). Montants et conditions à confirmer à la source au moment du prochain appel.
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