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Initiative immobilière communautaire (IIC)
Fiducie du Chantier de l’économie sociale, en partenariat avec le Réseau d’investissement social du Québec (RISQ)
Est-ce pour vous ?
Oui, si…
- Votre organisme veut acquérir, rénover ou construire un local non résidentiel au Québec.
- Vous êtes un organisme à but non lucratif, une coopérative ou une fiducie d’utilité sociale.
- Au moins la moitié de l’espace visé servira à des organismes communautaires.
- Vous avez la capacité de rembourser un prêt, ou d’assumer des intérêts pendant plusieurs années.
Non, si…
- Votre projet porte sur du logement résidentiel : d’autres programmes s’appliquent.
- Vous cherchez une somme non remboursable pour payer des travaux.
- Votre budget de fonctionnement ne supporte pas une charge d’intérêts supplémentaire.
- Vous louez et souhaitez le rester : l’Initiative finance la propriété, pas le loyer.
Le vrai enjeu
C’est la bonne question, et elle se tranche par les chiffres, pas par le principe. Le prêt à l’accompagnement est pardonnable si le projet ne se réalise pas : cette phase-là ne met pas votre organisme en risque. Le fonds d’investissement social n’exige aucun remboursement de capital pendant quinze ans, ce qui rapproche sa charge annuelle d’un loyer. Le calcul à faire est donc une comparaison entre votre loyer actuel indexé sur quinze ans et le service de dette du même espace en propriété. Si votre bail est déjà à la merci d’une hausse ou d’une reprise, l’endettement peut coûter moins cher que l’incertitude.
Ce qu’il faut préparer
- Une évaluation de votre besoin d’espace en mètres carrés, pas en intuition.
- Votre loyer actuel et sa trajectoire sur cinq ans, pour établir le point de comparaison.
- Un accompagnement par une personne experte en immobilier : l’Initiative l’exige.
- La répartition prévue des espaces, avec le pourcentage réservé aux organismes communautaires.
Point de vigilance : traiter les trois outils comme un menu où l’on choisit le plus gros montant. Ils se succèdent dans le temps. Le prêt à l’accompagnement finance les études qui rendent le projet finançable, le fonds d’acquisition sécurise un immeuble qu’il faut ensuite refinancer en 36 mois, et le capital patient prend le relais sur quinze ans. Demander le fonds d’acquisition sans plan de sortie est la façon la plus rapide de se mettre en difficulté.
Ce que ça change pour vous
Avant mai 2026, un organisme communautaire qui voulait acheter ses locaux se heurtait à des prêteurs qui n’évaluaient pas son modèle. C’est ce que cette initiative corrige, et rien d’autre : elle ouvre l’accès au crédit, elle ne remplace pas une subvention. La décision utile aujourd’hui n’est pas de déposer une demande, c’est de calculer votre coût d’occupation sur quinze ans dans les deux scénarios. Si la propriété perd la comparaison, vous venez d’économiser un an de démarches.
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Pour aller plus loin
Statut : ouvert, portail de dépôt en ligne actif. Source : initiativeimmobiliere.ca, vérifié le 3 septembre 2026.
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