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Les indicateurs de performance que les bailleurs veulent vraiment voir

par Gestionnaire
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Pour les responsables de développement et directeurs généraux d’OBNL québécois. Les bailleurs de fonds ne cherchent pas à compter vos activités — ils veulent comprendre ce qui a changé pour les personnes que vous servez. Voici les indicateurs qui pèsent réellement dans l’évaluation d’un dossier.

Extrants ou résultats : une distinction qui coûte des subventions

La majorité des OBNL présentent des indicateurs d’extrants : nombre de participants, nombre d’ateliers, heures de service offertes. Ces chiffres sont nécessaires, mais insuffisants. Ce que les agents évaluateurs du MAMH, de Patrimoine canadien ou de la SAA cherchent désormais en premier, ce sont des indicateurs de résultats — ce qui a concrètement changé chez les personnes touchées par votre programme.

La distinction est simple en théorie, difficile à opérationnaliser sans préparation. Un OBNL qui offre des ateliers de littératie à 200 adultes produit un extrant. Mais si 78 % des participants ont amélioré leur niveau de lecture d’au moins un échelon à la suite du programme, avec un taux de rétention de 85 %, c’est un résultat — et c’est ce qui retient l’attention d’un évaluateur.

Les cinq indicateurs que les bailleurs regardent de près

  • Le taux de rétention : un programme qui conserve 80 % ou plus de ses participants jusqu’à la fin signale une pertinence réelle et une qualité d’exécution.
  • La progression mesurable : tout indicateur avant/après documenté — score, niveau, compétence, autonomie — démontre un impact quantifiable.
  • L’effet de levier financier : pour chaque dollar reçu en subvention, combien de co-financement avez-vous mobilisé ? Un ratio de 1,5 ou plus (soit 50 $ générés pour 100 $ reçus) est valorisé par la majorité des bailleurs fédéraux.
  • Le coût par bénéficiaire : un bailleur de fonds regarde si votre programme est efficient. 150 $ par participant pour un programme de 12 semaines peut être très compétitif selon le secteur.
  • La ventilation démographique : âge, genre, quartier, situation linguistique — les données segmentées montrent que vous connaissez réellement votre communauté et que vous travaillez à l’équité.

💡 Bon à savoir — L’effet de levier est l’indicateur le plus systématiquement sous-déclaré dans les dossiers de demande de subvention au Québec. Or, il figure explicitement dans les grilles d’évaluation de plusieurs programmes fédéraux, dont certains volets de l’INFC (Infrastructure Canada). Si votre OBNL mobilise du bénévolat, des dons ou des partenariats en services, calculez leur valeur monétaire et déclarez-les.

Ce que les organismes qui réussissent font différemment

Les OBNL qui obtiennent régulièrement leurs financements ne construisent pas leurs indicateurs au moment de la reddition de comptes — ils les intègrent dès la conception du programme. Deux pratiques terrain font une vraie différence :

1. Ils créent un tableau de bord de suivi simple dès le lancement. Même un fichier Excel avec quatre colonnes (participant, date d’entrée, date de sortie, résultat observé) suffit pour produire des données probantes à la fin de l’année. L’outil n’a pas besoin d’être sophistiqué — il doit être rempli.

2. Ils font le lien explicite entre leurs indicateurs et les priorités du bailleur. Si Patrimoine canadien finance des initiatives pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire, un bon dossier montrera non seulement combien de personnes ont participé, mais combien étaient des locuteurs en situation minoritaire, avec quel résultat mesurable. Ce lien doit être fait par vous — l’évaluateur ne l’inférera pas.

À retenir

  • Passez des extrants aux résultats : documentez ce qui a changé pour les personnes, pas seulement ce que vous avez livré.
  • Calculez et déclarez votre effet de levier : bénévolat, dons, services en nature — tout compte et tout se monétise.
  • Construisez vos indicateurs dès le début du programme : une reddition de comptes solide se prépare en amont, pas en fin d’année.

Subventions OBNL propose quatre services : consultation stratégique, audit de financement, rédaction de demande et accompagnement mensuel.

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